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La Saint-Valentin nous apprend-elle à aimer ?

Le 14 février était la fête des amoureux ! On accuse souvent cette fête d’être une fête commerciale, mais aujourd’hui toute fête populaire est commerciale. La Saint-Valentin autant que les autres. Pourtant, Saint Valentin a bien été déclaré saint patron des amoureux depuis le XVe siècle ! Donc cette tradition remonte à bien longtemps.

De mon côté, je n’ai jamais trop aimé fêter la Saint-Valentin. Je l’ai vécu plus souvent en tant que célibataire qu’en tant qu’amoureux donc ça ne m’a pas souvent posé problème, mais je n’appréciais pas l’idée d’avoir des attentes particulières pour témoigner de son amour. Pour moi, le principe d’offrir une carte ou un cadeau à sa bien-aimée ou à son bien-aimé trouvait sa valeur dans le côté inattendu. Si tu t’attends à recevoir quelque chose, alors cela gâche un peu le plaisir. Et puis, si tu ne reçois rien, alors tes attentes t’ont finalement amené plus de mal que de bien.

Mais cette année j’ai fêté ma première Saint-Valentin en tant qu’homme marié. Est-ce que cela change quelque chose ? Un peu. En effet, ma femme et moi aimons beaucoup nous témoigner notre affection, alors avoir un jour dédié à cela deviens une jolie excuse pour faire quelque chose de plus. Une raison supplémentaire de célébrer notre amour.

J’y vois un parallèle avec la vie d’amour à laquelle nous somme appelés à vivre.

L’amour est le premier commandement. Et le Christ nous enseigne comment aimer : en donnant sa vie pour les autres. Cet amour extrême est difficile et pourtant c’est bien de cela dont il est question dans le Nouveau Testament. L’éthique chrétienne est une éthique d’amour, mais pas n’importe quel amour : un amour de don de soi, un amour sacrificiel.

Mais quel rapport avec la Saint-Valentin ?

De même qu’on puisse voir la Saint-Valentin ou bien comme des attentes supplémentaire ou bien plutôt comme une raison de célébrer, de même l’amour envers notre prochain peut ou bien sembler être une liste de tâches à accomplir ou bien plutôt une expression de joie.

Si pour moi certains actes d’amour ne sont qu’une chose de plus à faire sur la liste, une attente supplémentaire qui pèse sur mes épaules, alors suis-je vraiment en train d’aimer comme Jésus me demande d’aimer ?

Si j’aime ma femme comme Jésus me demande de l’aimer, alors ma vie est donnée entièrement à elle, et avec joie. Une journée de plus pour célébrer notre union et notre affection n’est plus une chose de plus sur la liste, mais simplement une raison de célébrer et de se réjouir.

Le mariage m’aide a mieux comprendre comment aimer. C’est une question que je me pose depuis bien longtemps. En voyant l’exemple de Jésus et en lisant le Nouveau Testament, depuis mon adolescence, je voyais que le but était d’aimer. Mais je me suis souvent senti égoïste ou incapable d’aimer. Le mariage est une belle façon de vivre cet amour car on peut vivre ce don de soi complet, grâce à une personne qui est facile à aimer et qui nous aime en retour.

Appliquer cette façon d’aimer dans mes autres relations est plus difficile. Mais il faut essayer.

Il faut se rappeler que nous sommes appeler à imiter Christ, à imiter aussi Paul qui dit en Ac 20:24 : « je ne fais aucun cas de ma vie », ou en Ph 2:17 « Mais même si je dois être répandu comme une libation sur le sacrifice qu’est le service de votre foi, je m’en réjouis, et je me réjouis avec vous tous ».

L’amour est une joie. Une joie contre-intuitive qui provient d’un don de sa vie pour l’autre.

Alors aimons ! Mais aimons comme Christ nous appelle à le faire.


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