Après cela, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. (Jean 5:1)
Si vous avez lu l’Évangile de Jean, il ne vous a sûrement pas échappé que Jésus monte plusieurs fois à Jérusalem pour différentes fêtes. Pendant une année, les juifs avaient plusieurs raisons de célébrer, mais il y a trois fêtes liturgiques particulières qui invitaient les juifs à venir célébrer ensemble à Jérusalem, les connaissez-vous ?
1. La Pâque (vers mars/avril) rappelait la délivrance. C’est un « passage » (Pessa’h) de l’esclavage à la liberté. Fondamentale dans la pensée juive, cette fête non seulement rappelle, mais aussi réactualise la foi en un Dieu qui sauve par grâce.
2. La Pentecôte (7 semaines plus tard, vers mai/juin) était la fête de la moisson et du don de la loi au Sinaï. Cela rappelait la réponse humaine à ce don gratuit : une fidélité obéissante envers cette alliance.
3. Le fête des Tentes (ou des Tabernacles, vers septembre/octobre) rappelait la condition particulière du peuple : mis à part et séparé du monde.
D’autres fêtes ponctuaient l’année liturgique, mais ces trois-là étaient fondamentales, et le christianisme n’a pas oublié ces principes hérités du judaïsme ancien. En effet, même si nous ne célébrons pas de la même manière, ce que représentent ces fêtes demeure essentiel pour notre foi : la grâce de Dieu, la réponse fidèle et la mise à part du monde.
Le judaïsme moderne célèbre encore ces fêtes liturgiques : la prochaine, Souccot (la fête des tentes), sera célébrée du 6 au 13 octobre 2025.




