Hier je vous parlais de ce mot « Bélial » qui peut être compris comme un nom propre mais qui pourtant est souvent traduit « sans moral », « méchants », « mauvais », …
La raison pour cela est que ce mot en hébreu a évolué au fil du temps.
Il est possible qu’à l’origine ce mot ait le sens de « méchanceté », mais par la suite cette « méchanceté » s’est personnifiée dans la littérature juive.
Il est passé d’un nom commun à un nom propre.
Par exemple, dans des textes datant d’entre le 2e siècle av. JC et le 1er siècle ap. JC :
« Gardez-vous donc de la fornication, Car la fornication est la mère de tous les maux, Séparant de Dieu et rapprochant de Bélial. »
Testament de Siméon 5:3 (Testaments des douze Patriarches)« Et Manassé détourna son cœur pour servir Bélial ; car l’ange de l’anarchie, qui est le prince de ce monde, est Bélial. »
Ascension d’Isaïe 2:4
Les exemples sont nombreux.
Cette évolution nous permet de comprendre qu’au temps de la rédaction du Nouveau Testament, « Bélial » était devenu une personnification du mal, un ennemi de Dieu, comme « Satan » qui est passé de nom commun (« accusateur ») à nom propre.
Voilà pourquoi la version Segond 21 traduit 2 Co 6:15 de cette façon :
« Quel accord y a-t-il entre Christ et le diable? Ou quelle part le croyant a-t-il avec l’incroyant? »
2 Co 6:15 (S21)
En effet, le nom propre le plus utilisé pour désigner cet ennemi de Dieu et personnification du mal, est « diable » en français. Cependant, le mot grec ici n’est pas diabolos (διάβολος) mais bien Bélial (ou Béliar : Βελίαρ).
Bélial est donc le diable, Satan, l’ennemi de Dieu par excellence, le mal personnifié. Son utilisation par Paul en 2 Corinthiens est surprenante et unique, mais les auditeurs de l’époque auraient sûrement très bien compris de qui il s’agissait.
Ne nous tournons donc pas vers Bélial !
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